Accueil du site - Professionnels - Actions CAAJ - Réforme des CAAJ : objectifs, bilan et perspectives

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Depuis le début de la législature, conformément à ce que prévoyait la Déclaration de Politique Communautaire, Evelyne Huytebroeck, Ministre de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse, s’est attelée, en étroite collaboration avec le secteur, à voir aboutir la réforme tant attendue des Conseils d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse (CAAJ), et ce tant au niveau de leur composition que de leurs missions et de leur fonctionnement. A la veille de la procédure de désignation des nouveaux membres des CAAJ, l’heure était au bilan mais aussi aux nouveaux défis à relever pour le CAAJ de Mons.

C’est ce 14 mars, à l’Hôtel de ville montois, que Catherine Houdart, échevine montoise de l’éducation et de la jeunesse ; Coline Remacle du Cabinet d’Evelyne Huytebroeck ; Rose-Marie Bavay, présidente du CAAJ de Mons ; Yves Ferdin, vice-président du CAAJ de Mons et Jean-Marie Harvengt, conseiller au Service d’Aide à la Jeunesse de Mons, ont donné rendez-vous aux services agréés de la région, afin de faire une transition harmonieuse vers les futurs Conseils d’arrondissements.

Les objectifs

La première intervention a été celle de Coline Remacle de la Cellule Aide à la jeunesse du Cabinet d’Evelyne Huytebroeck. Elle a abordé les objectifs de la réforme des CAAJ.

Les missions : bilan

Le moment était ensuite venu de dresser le bilan des trois grandes missions du CAAJ de Mons ancienne mouture, avec sa présidente Rose-Marie Bavay qui en fait partie depuis son installation.

Mission n°1 : l’interpellation. Il a souvent été difficile pour le CAAJ de se faire entendre, d’interpeller et de faire agir, en matière d’aide à l’autonomie des jeunes par exemple, ou encore de la précarité du logement dans le Centre et le Borinage. Selon Rose-Marie Bavay, l’un des défis sera donc d’être plus visible. Comme le soulignais Jean-Marie Harvengt, les personnes qui débarquent dans le secteur de l’aide à la jeunesse ont souvent l’impression de pénétrer sur une autre planète. Il est donc nécessaire d’adapter son langage afin qu’il soit moins hermétique à ceux qui n’en font pas partie.

Mission n°2 : la prévention générale. A Mons, avant que la Commission de prévention générale ne soit officiellement créée, elle existait déjà et était conduite par Benoît Moury, directeur d’AMO Transit. Elle était donc un enjeu principal dès le départ. Son objectif a tout de suite été de créer un réseau entre les différents secteurs s’occupant de jeunesse. C’est ainsi que les promoteurs AMO ont été amenés, avec le CAAJ et tous les acteurs de l’aide à la jeunesse, à réfléchir à ce qu’il fallait développer chez les jeunes de l’arrondissement de Mons. C’est là que “Le goût d’apprendre” est devenu le thème de la prévention générale.

Mission n°3 : la programmation. Estimer que tel ou tel service devrait être développé dans l’arrondissement en fonction de besoins bien identifiés, doit rester le rôle des acteurs de terrain, c’est à dire ceux qui côtoient les jeunes. Et qui connaît mieux un arrondissement que ceux qui y vivent et le pratiquent au quotidien ? Rose-Marie Bavay a donc plaidé pour une intersectorialité, puisque c’est de la confrontation de toutes les cultures que naît une meilleure connaissance du milieu dans lequel on vit, et un plus grand respect de l’autre.

Perspectives

Selon Jean-Marie Harvengt, cette réforme des CAAJ doit être l’occasion de poser un diagnostic politique et social des actions menées au quotidien, afin d’établir un pronostic positif.

Pour Yves Ferdin quant à lui, dans le futur CAAJ, il faudra arrêter de penser le secteur uniquement à partir du secteur, mais il faudra le penser à partir d’autres points de vue et surtout avec l’ensemble du secteur. Cela permettra de réconcilier les différents acteurs de l’aide à la jeunesse, et améliorera l’impact et l’influence du CAAJ.

Yves Ferdin, vice-président du CAAJ de Mons

Par Alicia Alongi

Montage vidéo Benoît Moury